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(transcription faite avec https://notebooklm.google.com/)
Voici une version développée de la transcription de la répétition entre Tim et JM, intégrant les dialogues fidèles des scènes improvisées dans l'univers de Poolaland.
L'action se situe au nord du quartier de la Bourse, dans une petite tour où la chaîne occupe les 4ème et 5ème étages (elle en occupait sept avant les restrictions budgétaires). Canal 9 Poolaland est l'antenne locale d'une chaîne nationale, alternant entre programmes nationaux et contenus locaux (culture, météo, info, politique).
L'accueil (Christian et Fabrice/Jérôme) : Le studio est géré de manière précaire par une quinzaine de personnes. Christian, le réceptionniste, a la manie d'ouvrir le courrier des autres.
Fabrice : Salut Christian. Ça va ? Il y a eu des courriers pour moi ? Christian : Ah bonjour. Oui, tiens. C’est une petite enveloppe... ça ressemble à une carte postale. Fabrice : Ah ouais, c’est ma nièce qui se marie. Christian : Félicitations. Je le savais, je l’avais ouverte. Fabrice : Bah faut pas ouvrir le courrier ! Christian : Ah je peux pas l'empêcher, tu me connais...
Le conflit des plannings (Fabrice et Jacques, le directeur) : Fabrice, un journaliste désabusé, conteste ses nouveaux horaires auprès de Jacques.
Fabrice : Jacques, je peux pas faire les reportages le matin et animer de minuit à 2h. Jacques : Écoute-moi Fabrice... tu es fait pour ce métier ! Canal 9 Poolaland a besoin de toi. Fabrice : Non, je veux des aménagements. Je faisais le 16-18h, c’était très bien. Et on m'a retiré du temps pour le stade de foot. J'ai une piste hyper solide ! Jacques : Le stade de foot, ça n’intéresse personne. Tu veux pas fouiner, tu veux juste des matchs de foot gratuits !
L'idéalisme contre la publicité (Jérôme et Jacques) : Jérôme représente le journaliste d'investigation qui se heurte à la réalité économique de la chaîne.
Jérôme : Je reviens du restaurant La Caille. J’ai placé des micros partout, ils ne sont pas aux normes d'hygiène. Jacques : Pas de micro au restaurant La Caille ! Ce sont des amis. Ils nous payent deux pubs par jour. Si on perd ça, comment je paye le loyer du studio ? Jérôme : Mais on est des journalistes ! La devise c’est « Fouiner, chercher, dire la vérité ». Jacques : Arrête de fouiner. Tu vas aller à l’hippodrome voir les courses.
La chaîne manque de tout : cartes puces pour caméras, batteries, budget. Parallèlement, le National exige de doubler les espaces publicitaires, alors que le service commercial ne parvient pas à vendre les créneaux existants.
Service Com : On doit doubler les encarts pub, mais j'arrive même pas à les remplir ! Jacques : Inventez des trucs, faites des fausses pubs ou des pubs gratuites pour le club d'athlétisme ou le service d'entretien du parc... c’est mon cousin qui le tient.
Deux journalistes discutent de leur avenir sur un tapis roulant de sushis.
Journaliste 1 (Cynique) : J'ai reçu des propositions pour bosser au premier étage, pour la télé de la Bourse. Ça paye bien. Journaliste 2 (Idéaliste) : C’est plus de l'info, tu boostes juste des entreprises. Journaliste 1 : Est-ce que nous, on fait vraiment de l'info ? Journaliste 2 : Bien sûr ! Regarde le reportage sur les docks il y a 3 ans. Ça a fait changer les choses dans les esprits sur les droits humains. Journaliste 1 : Ils font toujours plus de 8h par jour... ça n’a rien changé.
Cette partie se concentre sur un père, gardien de prison, et son fils Kevin, 15 ans. La mère, traiteuse, est absente et les ponts semblent coupés.
Le quotidien est marqué par la "mollesse" de l'adolescent et l'agacement du père.
Le Père : Kevin, tu es prêt ? Tu vas louper le bus. Je pourrai pas te ramener. Kevin (mou) : Oh ça va, j'arrive... Le Père : Tu n'avais pas un devoir de maths ? Kevin (dans sa barbe) : Je te déteste.
La scène du dîner : Le père tente de nourrir son fils avec des restes de pâtes, mais Kevin suit un régime strict pour la musculation.
Le Père : Tu veux reprendre des pâtes ? On va pas gâcher. Kevin : J’en veux pas. Je suis en sèche. Le Père : C’est quoi « sèche » ? Kevin : Pour la muscu... Vas-y rigole, toi tu t'en fous, t'as un gros bide.
Les personnages révèlent par leurs journaux ce qu'ils n'osent pas se dire.
La répétition se conclut sur la vulnérabilité du père, observée par le fils :
Kevin (Journal) : Tout à l'heure, papa est rentré... il pensait que je ne le voyais pas, mais je l’ai entendu pleurer dans la cuisine.
Tim et JM envisagent d'étendre cet univers aux "arènes" de l'école, du club de foot et de la prison.
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